Un blog pour....

Un blog pour...enfin se souvenir des (du) livre(s) que l'on arrive péniblement à refermer (à la dernière page, il va de soi !) après moultes péripéties spatio-(concentration douteuse dans bus bondé, conditions atmosphériques antipathiques -vent, pluie, grêle, neige, ombre, présence voisine de l'ennemi n°1- l'or-di-na-teur) temporelles (lecture en boucle du même paragraphe-voire de la même ligne- pour cause de fatigue extrême due à mise au lit tardive et exceptionnellement, réveil prématuré) mais aussi pratiques (notamment: survie délicate du précieux livre en cas de séance bronzage nécessairement assortie de crème solaire et autres produits huileux; persistance à la dégustation de desserts et autres boissons chaudes ou sucrées en présence de l'objet; perte de la page tant lue et relue pour cause de décornage involontaire ou croyance naïve de sa mémoire des chiffres etc). Et puis, surtout ! Parce que critiquer, ça fait du biiiiiien :)
PS: Merci à ma coloc chérie Elodie et ses gouts littéraires très avisés <3

dimanche 29 janvier 2012

Le vieux qui lisait des romans d'amour -Luis Sepulveda



Aaaaaah los autores de l'America Latina, son una delicia para los lectores del mundo ! :-)

Ce petit livre de l'écrivain chilien Luis Sepulveda est un délice de légèreté et de fraîcheur ! Il se lit d'une traite, et l'on est immédiatement propulsé au coeur de la forêt amazonienne, avec le 'vieux'. Le 'vieux', c'est Antonio José Bolivar, un vieux monsieur sans dent, qui à défaut de parler, lit- oh surprise !- des romans d'amour. Pourquoi des romans d'amour seulement ? Disons qu'il a ses raisons ! :-)
Isolé parmi les habitants du village d'El Idilio (qui n'a pourtant rien d'idyllique semble-t-il !), Antonio José a pourtant une connaissance sans faille de la forêt amazonienne, acquise au cours des années passées en compagnie des Shuars, peuple 'indigène' maltraité par l'autoritaire et peu scrupuleux maire du village.
Lorsque celui-ci accuse les Shuars du meurtre d'un chasseur blanc, le vieux s'en va affronter "l'ennemi", une majestueuse panthère. Vient le tête-à-tête... fatal ?

Ce petit livre est bien sûr une dénonciation à demi-cachée des agissements inconscients et brutaux des industriels détruisant la forêt amazonienne et mettant par là-même en danger tout un écosystème et la survie des populations locales. Le livre est d'ailleurs dédié à Chico Mendes, son ami 'ardent défenseur de l'Amazonie et l'une des figures les plus illustres et les plus conséquentes du mouvement écologique universel', assassiné par "une bande d'assassins armés et payés par de plus grands criminels, de ceux qui ont tailleur et manucure et qui agissent au nom du "progrès"...

Mucias gracias a Elodie por haberme prestado esto libro ! :p

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